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Palestine : Le guide ultime pour mieux comprendre le conflit

Infitada, Hondala, Keffieh… Ces mots ne vous disent rien ? Pas de panique ! l’ADN vous donne les clés pour mieux saisir ces termes liés au conflit israélo-palestinien. Eclairage.

Par Sabrina Alves

Parce qu’il n’est pas toujours évident de comprendre les noms qui sont employés dans le cadre du conflit israélo-palestinien, l’ADN vous explique le sens de 5 mots phares palestiniens.

Intifada : Utilisé principalement en Afrique du Nord, le terme Intifada désigne un rassemblement de citoyens s’opposant contre un pouvoir en place, ou l’oppression d’un régime étranger. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, la Palestine a connu deux grands mouvements d’opposition contre Israël. La Première Intifada, et la Seconde Intifada. La Première Intifada, aussi connue sous le nom de “guerre des pierres” s’est déclenchée à la suite de l’assassinat d’un Israélien à Gaza, le 6 décembre 1987. Un camion israélien percute une voiture palestinienne, faisant ainsi 3 morts et des blessés graves. La population palestinienne estime qu’il s’agit d’une vengeance de la part des Israéliens. Une raison qui pousse ces derniers a déclenché des émeutes, le 9 décembre 1987. L’intifada s’achèvera avec les accords de paix d’Oslo, le 13 septembre 1993. La Deuxième Intifada – ou Intifada El-Aqsa, en arabe – s’est amorcée à la suite de la visite d’Ariel Sharon – ancien dirigeant du Likoud (parti israélien) – à l’Esplanade des Mosquées, le 28 septembre 2000. Le conflit prend fin le 8 février 2005.

Keffieh : Le keffieh – ou kefié – est le terme utilisé pour désigner la coiffe traditionnelle des bédouins (nomades du désert) et des paysans Palestiniens, kurdes, assyriens, et arabes. En Palestine, le keffieh est devenu un véritable symbole. Il rappelle, en effet, la Révolte arabe de 1936-1939.

Handala : Handala est un personnage créé en 1969, par le caricaturiste engagé,  Naji al-Ali. Il est le symbole de la cause palestinienne. Sa particularité ? C’est un petit garçon, qui a arrêté de grandir à l’âge de 10 ans. Handala ne “recommencera à croître que lors de son retour sur sa terre natale. Il n’est pas un enfant bien portant, heureux, serein et couvé. Il va nu-pieds comme tous les enfants des camps de réfugiés. Ses cheveux sont ceux du hérisson qui utilise ses épines comme arme. Bien qu’il soit rude, il a l’odeur de l’ambre. Ses mains, toujours derrière son dos, sont le signe du rejet des solutions porteuses de l’idéologie impérialiste et sioniste. Au début, il était un enfant Palestinien, mais sa conscience s’est développée pour devenir celle d’une nation puis de l’humanité dans sa totalité. Il a fait la promesse de ne jamais se trahir. Hantala veut dire amertume”, décrit son créateur.

La clé du retour : La clé du retour est le résultat de la Nakba (ou exode de la population arabe palestinienne, lors de la guerre israélo-arabe de 1948, NDLR) En effet, pendant cette guerre, près de 800 000 Palestiniens ont été expulsés par les milices sionistes. Au fil du temps, les Palestiniens expulsés ont revendiqué un droit de retour sur les territoires israéliens actuels. La clé symbolise le fait que ces derniers, ont conservé les clés de leur maison en Palestine. Aujourd’hui, la clé est devenue le symbole du droit au retour. C’est pour cette raison qu’on l’appelle, la clé du retour.

Le drapeau Palestinien : Le drapeau palestinien est un symbole pour le peuple palestinien. Bien que l’Etat palestinien ne soit pas officiellement considéré comme un état*, il représente le drapeau du peuple palestinien. Comme pour la Jordanie, la a Syrie, l’Egypte, le Soudan, les Emirats arabes unis ou encore l’Irak, le drapeau reprend les couleurs panarabes (noir, blanc, vert et rouge) du drapeau de la Révolte Arabe de 1916-1918. La bande noire symbolise la dynastie des Abbassides de Bagdad (de 750 à 1258). Le triangle rouge représente la “maison hachémite” du prophète Mahomet. La bande blanche dépeint la dynastie des Omeyyades de Damas (de 661 à 750) et la bande verte fait référence à celle des Fatimides du Caire (de 969 à 1171).

*L’Etat palestinien a un statut d’Etat observateur non-membre de l’ONU. En d’autres termes, « ce statut relève de l’usage, car aucune disposition de la Charte des Nations unies n’en fait état », selon l’ONU.

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